Sombrero Sucre : chapeau bas !

Le chapeau bolivien n'est pas un mythe. De grandes usines boliviennes assurent la production "made in bolivia". Comment fabrique-t-on un chapeau ? Profitez de votre passage en Bolivie pour visiter une entreprise qui fabrique des chapeaux.

On ne vous apprend rien si on vous dit que la Bolivie est le pays du chapeau. Il y en a pour tous les goûts, pour les hommes comme pour les femmes, pour aller aux champs comme pour les jours de fête. Nous avons profité de notre séjour à Sucre pour visiter une fabrique historique de chapeau : Sombrero Sucre.

Une fois que l’on quitte la boutique de l’usine, nous plongeons dans une zone où la chaleur est moite et où parfois, l’odeur est âcre. Nous découvrons salle après salle, les superbes machines outils d’un autre temps (le bois, c’est quand même bien plus esthétique que l’inox) et des hommes et des femmes qui travaillent à un rythme cadencé.

160 personnes travaillent ici afin de produire la « base » des chapeaux. Ce sont les acheteurs (pour la plupart des chapeliers) qui vont ensuite modeler les chapeaux afin de lui donner la forme désirée. Le jour de notre visite, l’entreprise devait produit 3 000 campanas (chapeaux en forme de cloche que l’on voit surtout à la campagne) pour le Brésil, l’Equateur et la Bolivie. En moyenne, ce sont 120 chapeaux qui sont façonnés tous les jours. Il faut 5h pour fabriquer un chapeau !

Sélection de la matière première : la laine !

La laine utilisée vient d’Argentine (Patagonie) ou de la région d’Oruro (Bolivie). La laine d’Argentine VS la laine emballée en Bolivie…

Lavage, séchage & petite propreté

Avant toute chose, la laine est lavée à l’eau puis à l’acide sulfurique afin de la dégraisser, d’éliminer les excréments et d’atténuer l’odeur de la BêêêêêêêêTE

Après séchage en machine et au four à 100°C afin d’éliminer les dernières impuretés, la laine est blanche et prête à être utilisée

Séance de stretching !

On adoucit et aplatit la laine en utilisant les « cardas ». 1,5 kilomètre de laine passe tous les jours dans cette machine

On mélange les deux laines : la laine argentine apporte de la dureté et celle de Bolivie, de la douceur

Et c’est parti pour le « Rodéo »

Puis commence le façonnage des chapeaux. Le « rodillo » (et non rodéo…) permet de lui donner une forme conique et la bobine peut être de différente taille

Contrôle qualité

A chaque taille de chapeau correspond un poids précis

Et des dimensions nettes !

Avant les finitions : session mal-traitance !

On repasse le chapeau afin de l’aplatir

Dans la salle américaine (car les machines sont américaines), le multiruling permet de réduire l’épaisseur du chapeau

Vient le moment de la couleur

La teinture (allemande) est dans un environnement clos, nous n’en verrons pas plus . On n’est pas au souk de Marrakech !

Avec autant d’eau, il convient maintenant de faire durcir le chapeau dans les « fulones » (vive le produit chimique)

Phase finale, les finitions

C’est la partie la plus sensible car on finalise la forme du chapeau. Expertise et savoir-faire sont primordiales si l’on ne veut pas avoir des chapeaux difformes…

Dans la salle des finitions, on sèche le chapeau encore humide. On le lime puis on le cire pour le faire briller

Bonus : Vieille pub Sombrero Sucre

Une fois la visite terminée, votre achat réalisé et avant de déambuler fièrement avec votre nouveau chapeau, il convient néanmoins de connaître quelques règles de base. Le chapeau légèrement penché, en arrière ou posé droit sur la tête n’aura pas la même signification pour un homme. Parlez-en aux femmes pour en savoir plus 😉 Dans le langage des djeuns en boite de nuit on parlera de maqué, démacable ou célibataire…

Pour information, visiter une usine de chapeaux est possible à Sucre et à La Paz. Sombrero Sucre est accessible à pied depuis le centre et la visite est vraiment très intéressante. On pointe son nez, on demande à faire la visite et c’est partie pour une visite informelle !

Hasta pronto,

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2 Commentaires

  • Pas mal pas mal la fabrique de chapeau…mais j’avoue que pour « maqué, démacable ou célibataire » je me fierais plus au béret français…au moins je suis certain que ça signifie qu’on aime le vin et la baguette. A Ciao Bonsoir et bonne Chine ou bonne Indonésie c’est selon la newsletter…JLP

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