Jérémy Guillaume – Photographe

jeremy guillaume photographe

Jérémy, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

C’est compliqué de se présenter… Je dirais que je suis avant tout un amoureux du monde et des voyages. Ensuite je suis photographe, c’est mon métier et je suis ravi de l’exercer.

J’ai toujours apprécié les portraits, peut-être par facilité car il est selon moi, plus simple de capter une belle émotion plutôt qu’un paysage. Certains vous diront peut-être le contraire. Ce dernier sujet demande en règle générale d’être patient car c’est la nature qui dicte en partie ce que vous devez faire. C’est pour cette raison que j’admire les personnes qui font du paysage.

As-tu un projet que tu voudrais nous présenter (coup de coeur, le plus récent, un rêve, si tu peux en parler…) ?

Je viens de finaliser ma première exposition. Elle est visible jusqu’à fin février sur Aix en Provence, à l’Atelier du Déjeuner. Cette démarche m’a donné envie de continuer à travailler sur des séries afin de les proposer à l’exposition. C’est toujours plus sympa de voir ses photos sur un mur plutôt que sur un ordinateur.

J’ai également un projet en cours de réalisation. Il s’agit de parler du présent et de l’avenir de chacun d’entre nous. C’est marrant car ce n’est pas si éloigné de ce que vous vivez en ce moment.

Récemment j’ai fait une intervention dans un lycée, j’ai mis en place un petit atelier photo pour que les élèves réfléchissent à leur avenir et viennent le jour de la prise de vue avec une tenue et des accessoires adaptés à leur envie future. L’intitulé de ces séances était « J’ai 20 ans, qu’est-ce qui m’attend ? ». Il y a eu un petit travail en amont pour qu’ils réfléchissent à ce qu’ils voudraient être plus tard. Afin de laisser la place au rêve et à l’imaginaire de chacun, il n’y avait pas de contraintes. Ils pouvaient se voir de façon rationnelle ou non. En ce moment je trouve que l’on oublie un peu de rêver. J’ai eu droit à un graphiste, une artiste peintre, un prof d’histoire, un joueur de foot, une pin-up, des juristes, une coiffeuse, une détective, une globe trotteuse et encore beaucoup d’autres, j’ai fait environ 40 portraits.

Ce projet m’a donné envie de creuser un peu plus la question, non pas avec des enfants qui réfléchissent à leur avenir mais avec des adultes déjà dans la vie active. Je crois que c’est un sujet de société. J’ai autour de moi beaucoup (vraiment beaucoup) de personnes qui se lancent dans de nouveaux projets de vie soit pour changer de profession, soit pour compléter leurs revenus. J’ai envie de proposer à des personnes de poser tel qu’elles sont dans la vie de tous les jours puis de réfléchir à ce qu’elles veulent ou auraient voulu être ou faire. J’aime particulièrement le principe du diptyque, cela permet de confronter deux « faces » d’une même personne. J’ai un premier portrait réalisé avec une amie, il s’agit d’un test d’éclairage et de mise en scène mais pour vous donner une idée elle est postière et aurait rêvé d’être Rock Star…

J’en profite pour faire un appel aux intéressés, si vous habitez à proximité d’Aix-en-Provence et que vous désirez participer contactez moi via mon site.

Choisis-tu ta destination de vacances en fonction de son potentiel photo ?

Il y a deux ans je suis parti un mois en Inde avec un ami photographe, ça a été l’occasion d’énormément progresser. Lorsque l’on fait des photos tous les jours, que l’on reste longtemps au même endroit cela permet d’appréhender les choses différemment. Si un endroit nous plait mais que la lumière n’est pas appropriée on peut revenir le lendemain, par exemple, pour faire la bonne photo.

Hormis ce voyage très accès photo, non, je choisi avant tout mes destinations en fonction de mes envies et de celle de ma compagne. Si le lieu se prête à de belles prises de vue tant mieux, sinon ce n’est pas un problème, je m’adapte ou change mon fusil d’épaule. Et puis les vacances c’est aussi fait pour se reposer…

Qu’aimes-tu photographier en voyage ?

C’est une question complexe. En voyage on est tenté de tout prendre en photo car il y a peu de chance que l’on revienne au même endroit. Je crois que c’est une erreur et que l’on ne prend pas assez le temps de profiter. De temps en temps, je fais aussi cette erreur, par peur de louper LE souvenir, mais j’essaie de me soigner.

Si je me réfère à mes différents voyages, ce qui me plait plus que tout c’est capter des moments de vie, rentrer un peu dans l’intimité des habitants, essayer de les comprendre, de voir comment ils vivent et de photographier des moments de vie qui ne pourront jamais se produire près de chez moi.

Comment abordes-tu tes « sujets » ?

Il m’arrive de faire quelques portraits volés mais je préfère de loin demander l’autorisation, ça évite de devoir se justifier plus tard et surtout ça évite que la personne demande une « indemnité »… Je n’aimerai pas être photographié à mes dépends, je n’ai donc pas envie de le faire subir à quelqu’un. L’inconvénient c’est que souvent, une fois que le sujet sait qu’il va être pris en photo, il prend une pose figée et il faut alors attendre un peu ou essayer de le distraire pour avoir un portrait le plus naturel possible. Avec le temps on trouve des stratagèmes pour y arriver : lui poser une question, le faire rire, lui montrer la première photo pour le faire sourire et ne pas attendre pour déclencher de nouveau et en avoir une plus naturelle.

As-tu un top 5 de tes photo (et que tu veux bien partager avec nous) ?

Je n’ai pas sélectionné le top 5 de toutes mes photos, je me suis limité aux photos de mon dernier voyage en Inde. Cette sélection me permet de montrer plusieurs styles de photo, dans des environnements différents, des contextes différents.

Jeremy Guillaume Top5

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