Buenos Aires : cosmopolite et déroutante

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Après le nord de l'Argentine et Puerto Iguazu, la traversée de quelques petits villages et villes avec bien souvent une seule et longue rue qui fait office de centre ville... on se dit que Buenos Aires, c'est un autre pays, une autre ambiance, une grande mégalopole faite aussi de bric et de broc. Une petite halte de quelques jours à Buenos Aires permet de comprendre les clivages entre la capitale et la "pampa" (pour ne pas dire la province, comme les parisiens).

Après le nord de l’Argentine et Puerto Iguazu, la traversée de quelques petits villages et villes avec bien souvent une seule et longue rue qui fait office de centre ville… on se dit que Buenos Aires, c’est un autre pays, une autre ambiance, une grande mégalopole faite aussi de bric et de broc. Une petite halte de quelques jours à Buenos Aires permet de comprendre les clivages entre la capitale et la « pampa » (pour ne pas dire la province, comme les parisiens).

Autant vous le dire tout de suite, Buenos Aires est une ville très contrastée. A notre avis, c’est une ville qu’on apprend à aimer si on y reste longtemps et qu’on découvre ses secrets. On la quitte donc mitigés.

5 jours à Buenos Aires, à prendre…

Buenos Aires nous fait penser au Portugal pour ses restos « locaux » type cantine sans véritable charme mais bon, à Paris pour certains de ses bâtiments, à Turin pour ses vieilles vitrines poussiéreuses et le temps qui semble s’être arrêté ainsi qu’à l’Espagne pour sa vie nocturne. Une ville cosmopolite où se mêle castellano (espagnol), italien, anglais, français, hébreu…  à tous les coins de rue.

Il y a quelques pépites dans la ville avec notamment de beaux bâtiments du début du 20ème siècle réalisés par des architectes italiens ou français. Selon les rues, on se croit parfois à Paris mais on manque souvent de recul pour pouvoir bien photographier les bâtiments.

Pour voir le beau Buenos Aires, il suffit de lever les yeux, de « farfouiller » partout et surtout de sortir des grandes avenues, des mini Times Square à l’Argentine (néons partout, vendeurs de pizza d’au moins 50 cm de diamètre et 2 cm de fromage – l’appel du gras, boutiques de souvenirs…). A fuir de toute évidence afin d’aller se perdre dans les petites rues où l’ambiance est plus locale. La avenida 9 de mayo est à parcourir si on veut voir de beaux bâtiments qui contrastent avec de belles horreurs disséminées dans toute la ville !

Le quartier ouvrier de la Boca est sympathique et coloré.

Mention spéciale pour la Fundación Proa où on a découvert Ron Mueck. Superbe travail mais dommage pour les parisiens car il était exposé l’an dernier à la Fondation Cartier. IMPRESSIONNANT de réalisme, c’est un sculpteur des temps modernes.

San Telmo est le quartier bobo-sympa par excellence avec ses petites maisons colorées, ses vieilles bagnoles ,son marché et les boutiques d’antiquaires (y aller le dimanche pour faire les antiquaires / brocantes dans le quartier). Cela regorge de petites merveilles que nous aurions bien emportées avec nous ! On y respire et vend tango. Mon regret, ne pas avoir acheté une belle paire de chaussure de tango.

Palermo est aussi très agréable pour sa vie nocturne et ses rues bordées d’arbres. Cela nous a fait penser aux rues de Boston ou à certaines rues des vieux quartiers du centre-ville de Marrakech. Autour de la Calle Guatemala (Palermo Soho), une chouette ambiance invite tous les amateurs d’apéro à siroter un bon cocktail au frais sous un jacaranda.

Le cimetière de la Recoleta est un classique. Nous avons suivi un guide qui raconte La Eva Perone comme on dit ici, avec les bons et aussi les mauvais côtés de la Dame (et de son mari).

Buenos Aires, c’est aussi le tango et les milongas. Il faut en profiter car l’esprit tango semble bien plus présent à Buenos Aires qu’ailleurs en Argentine. C’est très branchouille de danser le tango et les jeunes y reviennent apparemment. Nous n’avons pas tenté le cours de danse pour débutant, bien trop risqué avec Laurent qui n’a pas le sens du rythme et bien trop sensuel pour danser avec un inconnu. Nous sommes allés à La Catédrale, une milonga de la ville afin de regarder des porteños danser. L’atmosphère « fond du couloir sombre » avec guirlandes multicolores des guinguettes du bord de marne est exceptionnel et donne envie de s’y mettre. C’est une danse envoutante !

…Et à laisser

D’habitude, la pauvreté est en banlieue, loin des quartiers d’affaires, des lieux branchés et des touristes. A Buenos Aires, la pauvreté est partout et on n’y échappe pas, de jour comme de nuit. On a eu le sentiment que des quartiers et des bâtiments entiers ont été abandonnés (pour ne pas dire ravagés), laissés au bon vouloir des habitants qui y habitent (ou squattent, on ne sait pas trop). On a vu beaucoup de personnes et même beaucoup d’adolescents faisant des petits métiers à la tombée de la nuit. Pas évident d’autant que d’un pâté de maison à un autre, on peut passer d’une ambiance chic ou bobo à une zone très pauvre, plus sombre, noire. Cette réalité ajoutée à une pénombre généralisée à la tombée de la nuit ne donne pas toujours envie de se balader ou alors pas sereinement du tout !

En savoir plus sur notre visite des coulisses du théâtre côlon !

Nos recommandations si vous passez quelques jours à Buenos Aires

  • Ne pas rater San Telmo, Palermo et la Boca
  • Passer une soirée dans une milonga
  • Prendre le temps de discuter avec des argentins, ils sont supers sympas !
  • Manger une bonne parilla (entre 10-15 euros pour 2/3 personnes), d’excellentes glaces artisanales
  • Goûter l’excellent ceviche du restaurant péruvien RAWA ou CHACHA (c’est la même famille qui tient les 2 restaurants)
  • Les musées de la ville sont bofs mais si on veut se rafraîchir c’est top…
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1 commentaire

  • La tanguera que je suis rêve de découvrir Buenos Aires, malheureusement pour l’instant, ce sont mes finances qui coincent. C’est bien dommage parce que cet article ne fait que renforcer mon souhait d’y aller.

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