Une visite un peu salée : les salines de Maras

Des salines loin de la mer, c'est possible ? Au Pérou, les salines de Maras (vallée sacrée), sont un étrange spectacle qui mérite le détour. Au delà du paysage, prenez le temps de discuter avec les sauniers qui vous en diront plus sur leur travail.

Après le Salar de Uyuni en Bolivie, nous avons visité les salines de Maras à côté de Cusco. La vallée d’Urubamba offre un sacré spectacle au pied d’une chaine de montagne et surtout loin de l’océan.

Terrasses de sel au milieu des montagnes

A l’époque pré-incas, les indiens ont commencé à extraire le sel. Ce sont les espagnols qui ont mis en place les bassins en terrasse afin de canaliser l’or blanc. Aujourd’hui, quatre mille bassins sont actuellement utilisés pour produire du sel.

Vue d’en haut, les salines sont supendues à la colline qui parait si sèche. Et pourtant, une fois sur place, on découvre une petite source d’eau qui alimente les bassins et qui dissout le sel des montagnes. L’eau salée est à 25°C et elle est dispatchée dans les bassins à l’aide de canaux que l’on ouvre et ferme en fonction de l’activité. C’est un spectacle étrange bien loin de l’océan !

Une production familiale

Chaque bassin permet de produire 350 kg de sel. Chaque famille possède entre 7 et 10 parcelles. La saison commence en mai. Pendant un mois, le saunier jongle avec l’eau et le soleil. Il ouvre les canaux 3 jours pour inonder les parcelles puis pendant 3 jours, les parcelles sèches au soleil. Ce procédé est renouvelé plusieurs fois dans le mois. A la fin du mois, le sel est lavé, tassé et vendu à une coopérative.

Lors de notre visite, début avril, les sauniers étaient en train de préparer les parcelles. Au programme, nettoyage, tassage du sol, construction de nouvelles parcelles et renforcement des murs en pierre. Ceux qui ne sont pas dans les salines sont aux champs car ici on ne chaume pas !

Conseils si vous souhaitez aller aux salines de Maras

  • Il y a pleins de tours qui proposent d’aller aux salines de Maras et au site arquéologique de Moray (depuis Cusco ou Pisaq)
  • Vous pouvez y aller par vous même en négociant avec un taxi. Plus sympa, plus libre et vous pouvez éviter le bain de foule en y allant suffisamment tôt ou un fin de journée (mais attention, les salines seront à l’ombre)
  • Nous avons dormi à Maras et nous vous recommandons vivement de loger chez l’habitant dans ce petit village plein de charme
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2 Commentaires

  • Pour moi qui suis du genre à rester un peu gaga devant les rizières en terrasses, gaga d’émerveillement, même si la verdure a ici quelque peu disparu, mon oeil reste tout de même pas mal scotché.
    Tu conseilles d’y aller par ses propres moyens pour éviter la foule de groupes, c’est vraiment très fréquenté comme lieu ? Ce lieu est vraiment le seul à offrir ça au Pérou où c’est le plus impressionnant parmi d’autres ?

    • Salut Laurent,
      Pour répondre à tes questions, il y a un petit chemin à empreinter quand on visite les salines donc dès qu’il y a des bus, cela bouchonne un peu… Cela reste raisonnable niveau affluence. On conseille d’y aller par ses propres moyens car c’est tellement plus sympa qu’en groupe. Easy, un bus depuis Cusco qui nous arrête sur la route puis il faut négocier un taxi. Il t’emmène à Maras, Moray et il te dépose à Maras pour loger chez l’habitant (voir notre article sur le sujet).
      En discutant avec un saunier, il y aurait des salines prêt de Lima mais plates…
      Cela mérite le détour…
      Pour notre part, nous avons hâte d’être gaga devant les rizières mais cela ne devrait plus tarder maintenant !!

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